Centre d'Étude du Futur
Vitruve

           Les membres du « Centre d'étude du futur » ne se proclament nullement auteurs de science-fiction ou devins. Ce n'est pas l'avenir qui les motive, mais bien le futur proche. Et ce dernier réclame une urgente mise en garde.

            Il convient en effet, de contrer cette poignée de scientifiques et financiers qui s'activent pour modifier radicalement l'homme. Aussi, pensons-nous qu'il faut agir, si l'on veut rester humain.

            Dans ce but, le pluralisme des croyances et convictions nous paraît tout indiqué. Parce que celles-ci se rassemblent naturellement au sein du pourquoi. Lequel aujourd'hui, se voit mis en pièce par un comment atteint de démesure.

            C'est ainsi que la technologie s'insinue dans toute existence, effaçant peu à peu des esprits les questions primordiales que l'humanité se posait depuis toujours.

            Face à cela, chacun d'entre nous réagit en fonction de sa foi religieuse, de ses opinions philosophiques, de son idéal politique. C'est dire si, dans ce combat commun, les positions de notre groupe se révèlent multiples et n'engagent que leurs auteurs.

            Sciences et techniques ne sont certes pas nos ennemies. Pour autant, bien sûr, que leur évolution ne contrarie nullement cette conscience morale qui doit les modérer, les encadrer, les orienter.

            C'est dans cet esprit humaniste que nous avons, volontairement, restreint la diffusion du contenu de notre site. Vous ne pourrez donc pas consulter nos vidéos et articles à partir de votre smartphone. Car, nous ne voulons pas encourager une activité machinale qui chosifie la personne. Si vous êtes en chemin, rangez plutôt ce portable dans votre poche, privilégiez alors la conversation, la rêverie, la méditation, et goûtez cette poésie diffusée par les êtres et les lieux...

 

Derniers articles

  • Les œillères et le joug

    Il existe des écrits que le temps n'efface pas. Ainsi, les quelques lignes ci-dessous, qui interpellent avec force ; et ce, depuis près de 500 ans !

    ... Chose vraiment surprenante, c'est de voir des millions d'hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée à un joug déplorable, non qu'ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu'ils sont fascinés et, pour ainsi dire, ensorcelés... N'est-ce pas honteux, de voir un nombre infini d'hommes, non seulement obéir, mais ramper ?...

    ... Ce sont donc les peuples qui se laissent, ou plutôt se font, garrotter. Puisqu'en refusant seulement de servir, ils briseraient leurs liens. C'est le peuple qui s'assujettit et se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d'être sujet ou d'être libre, repousse la liberté et prend le joug, qui consent à son mal ou plutôt le pourchasse... La liberté, ces hommes la dédaignent, uniquement ce me semble, parce que s'ils la désiraient, ils l'auraient ; comme s'ils se refusaient à faire cette précieuse conquête, parce qu'elle est trop aisée... Soyez donc résolus à ne plus servir, et vous serez libre...

    ... La nature... nous a tous créés de même et coulés en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt tous frères... En faisant ainsi les parts aux uns plus grandes, aux autres plus petites, elle a voulu faire naître en eux l'affection fraternelle et les mettre à même de la pratiquer ; les uns ayant puissance de porter secours et les autres besoin d'en recevoir... Dans le partage qu'elle nous a fait de ses dons, elle a prodigué quelques avantages de corps et d'esprit, aux uns plutôt qu'aux autres, ... pour nous aborder et fraterniser ensemble, et par la communication et l'échange de nos pensées nous amener à la communauté d'idées et de volontés...

    ... Que dire encore ? Que la liberté est naturelle et, qu'à mon avis, nous naissons avec notre liberté, mais aussi avec la volonté de la défendre...

    ... Pour que les hommes... se laissent assujettir, il faut de deux choses l'une : ou qu'ils soient contraints ou qu'ils soient abusés... Abusés, ils perdent aussi leur liberté ; mais c'est alors moins souvent par la séduction d'autrui que par leur propre aveuglement...

    ... Il est dans la nature de l'homme d'être libre, et de vouloir l'être, mais il prend très facilement un autre pli, lorsque l'éducation le lui donne... Ainsi, la première raison de la servitude volontaire est l'habitude...

    ... Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce, étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. Ce système, cette pratique, ces allèchements étaient les moyens qu'employaient les anciens tyrans pour endormir leurs sujets dans la servitude. Ainsi les peuples abrutis, trouvant beau tous ces passe-temps, amusés d'un vain plaisir qui les éblouissaient, s'habituaient à servir...

    ... Enfin, il se trouve un aussi grand nombre de ceux auxquels la tyrannie est profitable que de ceux auxquels la liberté serait utile... Dès qu'un roi s'est déclaré tyran, s'en vient tout le mauvais, toute la lie du royaume ... Ceux qui sont possédés d'une ardente ambition ou d'une notable avarice, se groupent autour de lui, le soutiennent pour avoir part au butin, et être... autant de petits tyranneaux... C'est ainsi que le tyran asservit les sujets : les uns par les autres...

    ... L'amitié... c'est une chose sainte : elle ne peut exister qu'entre gens de bien... Ce qui rend un ami assuré de l'autre, c'est la connaissance de son intégrité... Il ne peut y avoir d'amitié où se trouvent la cruauté, la déloyauté, l'injustice... Entre méchants, lorsqu'ils s'assemblent, c'est un complot et non une société. Ils ne s'entretiennent pas, mais s’entre craignent. Ils ne sont pas amis mais complices...

    Ces extraits – traduits en français moderne - proviennent du « Discours de la servitude volontaire », rédigé par Étienne de la Boétie, en l'an 1550. Un texte petit par la taille (une quinzaine de pages) mais dont le contenu, siècle après siècle, a conservé toute sa tonique pertinence. De fait, qui interroge notre présent souscrit sans réserve à cette lucidité de combat, à cet épaulement offert par une époque lointaine.  Un cadeau donc, parvenu jusqu'à nous ; lequel encourage à parcourir ce chemin qui mène à tous les affranchissements...

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  • Régression

               C'est une histoire qui s'articule grâce à l'action de quelques personnages. Soit une épouse, son mari, son amant. Interviennent encore, un passeur sur sa barge et, un fou, dangereux car nanti d'un passé criminel.

    Quant au décor, sommaire, il se compose de deux maisons, localisées de part et d'autre d'une large rivière, ainsi que d'un pont reliant les deux rives.

                Un matin, l'épouse décide de rejoindre son amant qui se trouve dans la demeure située de l'autre côté du fleuve. Elle sort du domicile conjugal, tout en n'ignorant pas que rôde dans les parages un dément capable de tuer. Et, son conjoint le sait aussi.

    Après un trajet sans encombre, la dame en question se voit chaleureusement accueillie par son amant; lequel l'introduit chez lui, referme la porte. Et l'on devine ensuite que le couple ne se trouve pas là pour jouer aux cartes...

    Au bout d'un moment, après les folâtreries d'usage, l'épouse décide d'un retour au foyer. Et son amant la laisse partir, seule, malgré ce danger que tous connaissent.

    Les choses alors se gâtent...

                Comme d'habitude, la jeune femme emprunte cette route menant au pont. Mais, arrivée là, le fou en barre l'accès, se montre menaçant. Affolée, elle rebrousse chemin, s'enfuit en courant. Et, comme il lui faut à tout prix traverser l'eau, le recours au passeur semble à présent solution adéquate.

    Elle hèle aussitôt l'homme à la barge, puis décrit sa situation périlleuse. Hélas, malgré nombre de supplications larmoyantes, celui-ci refuse de se rapprocher du rivage pour la prendre à son bord. En réalité, il veut bien apporter son aide, mais exige en retour une forte somme d'argent.

    Parce que le temps presse et que son mari ne doit pas nourrir de soupçons, l'épouse décide, en désespoir de cause, de traverser le pont. C'est à cet endroit que le forcené la tue.

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  • AVENTURES DE CHASSE D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

    AVENTURES DE CHASSE  D’HIER ET D’AUJOURD’HUI : DE GUILLERI  A  K.U.33

     SUIVI DE CARTES POSTALES, SOUVENIRS. ET REFLEXIONS

            1 §  Compère Guilleri (Toto Carabo) ou comment un gentilhomme devenu brigand finit en chanson.

    Oyez, bonnes gens, ce qui arriva à ce gentilhomme devenu brigand à l’esprit chevaleresque. Après avoir livré bataille au service du bon Roy Henri IV, Guilleri se retrouva vagabondant par les grands chemins des villages et de la chasse. Lorsqu’un fâcheux accident le cloua au sol. Malheur ! La branche sur laquelle il était monté “ pour voir ses chiens courir » se rompit. Dans cette chute fatale, « il se cassa la jambe et son bras se démit ». Gisant blessé sur le sol, il attendit longtemps du secours…

    Par chance, “les dames de l’hôpital “le découvrirent, « bandèrent sa jambe », lui « remirent son bras » et prirent soin de lui avec beaucoup d’habileté.

    Jamais avare de galanteries, pour les remercier, Compère Guilleri « les embrassit » .Et choisit l’une d’entre elles pour être l’élue de son cœur .Et désormais fonda une famille  et  s’assagit.

    Son aventure devenue légendaire mise en chanson « Titi carabi, Toto carabo », arriva de la Bretagne jusqu’à Paris, portant malicieusement cette leçon qui proclame :

    « Ça prouve que par les femmes, l’homme est toujours guéri. Carabi ! »

    Entonné hier encore lors des rondes enfantines des cours de récréation, cet air est aujourd’hui tombé dans l’oubli …et sa leçon aussi !

    Ainsi disparaissent peu à peu ces vestiges de la tradition populaire qui accompagnaient la grande histoire, et qui n’intéressent plus grand monde dans nos « sociétés oublieuses ».

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  • Texte de la conférence Robots armés

    Conférence de D. Lambert

    "Les robots armés"