Centre d'Étude du Futur
Vitruve

           Les membres du « Centre d'étude du futur » ne se proclament nullement auteurs de science-fiction ou devins. Ce n'est pas l'avenir qui les motive, mais bien le futur proche. Et ce dernier réclame une urgente mise en garde.

            Il convient en effet, de contrer cette poignée de scientifiques et financiers qui s'activent pour modifier radicalement l'homme. Aussi, pensons-nous qu'il faut agir, si l'on veut rester humain.

            Dans ce but, le pluralisme des croyances et convictions nous paraît tout indiqué. Parce que celles-ci se rassemblent naturellement au sein du pourquoi. Lequel aujourd'hui, se voit mis en pièce par un comment atteint de démesure.

            C'est ainsi que la technologie s'insinue dans toute existence, effaçant peu à peu des esprits les questions primordiales que l'humanité se posait depuis toujours.

            Face à cela, chacun d'entre nous réagit en fonction de sa foi religieuse, de ses opinions philosophiques, de son idéal politique. C'est dire si, dans ce combat commun, les positions de notre groupe se révèlent multiples et n'engagent que leurs auteurs.

            Sciences et techniques ne sont certes pas nos ennemies. Pour autant, bien sûr, que leur évolution ne contrarie nullement cette conscience morale qui doit les modérer, les encadrer, les orienter.

            C'est dans cet esprit humaniste que nous avons, volontairement, restreint la diffusion du contenu de notre site. Vous ne pourrez donc pas consulter nos vidéos et articles à partir de votre smartphone. Car, nous ne voulons pas encourager une activité machinale qui chosifie la personne. Si vous êtes en chemin, rangez plutôt ce portable dans votre poche, privilégiez alors la conversation, la rêverie, la méditation, et goûtez cette poésie diffusée par les êtres et les lieux...

 

Derniers articles

  • De l’Infaillibilité pontificale à l’ère du « Technocène »

    En ces temps très particuliers de grands bouleversements internationaux culturels et civilisationnels, nous avons à faire preuve de prudence, nous, chrétiens, fermement attachés aux « Trois Blancheurs » décrites par saint Jean Bosco dans un rêve d’une profondeur théologique remarquable. L’Eucharistie, la Vierge Marie et le Pape demeurent pour nous les ancres fermes auxquelles nous pouvons fixer la barque de nos vies. Ainsi, fermement attachés à la foi transmise par les apôtres et explicitée en formulations dogmatiques par les différents Conciles au cours de l’Histoire de l’Église, en ce compris l’Infaillibilité pontificale, nous serons à même de discerner les dérives étranges de notre temps. Il s’agit bien de s’amarrer aux définitions précises des Conciles et non à leurs interprétations abusives ou excessives, comme cela a pu apparaître dans certaines circonstances au cours de l’Histoire. Le dogme de l’Infaillibilité pontificale ne fait pas exception et il n’est peut-être pas inutile d’en rappeler la véritable teneur.

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  • Domestiqués !

    « L'âge de notre gentilhomme approchait de cinquante ans. Il était vigoureux, robuste, d'un corps sec, d'un visage maigre, très matinal et grand chasseur...

     Lorsque notre gentilhomme était oisif, c'est-à-dire les trois quarts de la journée, il s'appliquait à la lecture des livres de chevalerie avec tant de goût, de plaisir qu'il en oublia la chasse et l'administration de son bien. Cette passion devint si forte, qu'il vendit plusieurs morceaux de terre pour se former une bibliothèque de ces livres...

     Cette continuelle lecture et le défaut de sommeil lui desséchèrent la cervelle : il perdit le jugement. Sa pauvre tête n'était plus remplie que d'enchantements, de batailles, de cartels, d'amours, de tourments, et de toutes les folies qu'il avait vues dans ces livres...

     Bientôt il lui vint dans l'esprit l'idée la plus étrange que jamais on ait conçue. Il s'imagina que rien ne serait plus beau, plus honorable pour lui, plus utile à sa patrie que de ressusciter la chevalerie errante, en allant lui-même à cheval, armé comme les paladins, cherchant les aventures, redressant les torts, réparant les injustices...

     Enfin, il se nomma don Quichotte... Il voulut aussi s'appeler « don Quichotte de la Manche », pour faire participer son pays à la gloire qu'il acquerrait... »

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  • Le geste « égotique » de la pensée occidentale

    Au terme des différents articles précédemment publiés sur les auteurs aux sources du Transhumanisme[1], auteurs auxquels se réfèrent les transhumanistes rencontrés personnellement sur le terrain, on ne peut que constater combien ce parcours historique éclaire d’une lumière toute autre cette idéologie qui, au départ, pouvait nous sembler en rupture radicale avec tout ce qui la précède. En  réalité, nous sommes en mesure de comprendre maintenant combien elle ne recèle rien de fondamentalement neuf dans l’histoire de la pensée occidentale, mais s’inscrit au contraire au centre même de l’imaginaire et du projet de l’homme Moderne. Il apparaît clairement que ce que nous considérions comme une nouveauté radicale, dans l’histoire de l’Humanité, n’est en définitive qu’un « lieu commun » pour la pensée de l’Occident depuis la Renaissance. Car, tout semble déjà présent dans l’œuvre de fiction de Francis Bacon, La Nouvelle Atlantide où il était question de maîtrise de la nature et de modification des espèces par l’acte scientifico-technique de l’homme, sur fond d’auto-détermination de son propre devenir (Pic de la Mirandole). Ainsi, le transhumanisme n’est que le développement progressif d’un imaginaire fictionnel dont le geste premier fut celui de l’émancipation du théocentrisme médiéval par l’œuvre de Pic de la Mirandole. Ce geste fut celui de l’avènement de la dignité humaine qui caractérisa l’Humanisme renaissant. Aussi, à partir de Bacon, chaque auteur apportera sa pierre à l’édifice qui formera le

     

    Transhumanisme contemporain.

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  • Un nouveau livre de P. Marie-Pravin ERTZ. "Vous serez parfaits "

    Le perfectionnement de l’Homme, voilà la préoccupation majeure et la problématique centrale des humains dans les années et les siècles à venir. Le Processus d’Individuation, aboutissant au Processus de Divinisation, les y invite expressément. Sans nier le libre arbitre dévolu à chacun, il semble qu’une exigence fondamentale s’impose à tous, jamais démentie dans toute l’Histoire de l’Humanité. Elle est l’expression de l’essence humaine comme volonté de dépassement perpétuel et indéfini, en vue d’atteindre, asymptotiquement, une nature divine : « Vous serez parfaits comme le Père céleste est parfait » (Mt 5, 48).

      

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